Anatomie et physiologie du cœur : le guide du thérapeute
Par ESSR • 02 novembre 2026
Un client s’installe sur votre table et glisse, presque en passant, qu’il s’essouffle dans les escaliers depuis quelques semaines. Que faites-vous de cette phrase ?
Un client s’installe sur votre table et glisse, presque en passant, qu’il s’essouffle dans les escaliers depuis quelques semaines. Que faites-vous de cette phrase ? Pour un thérapeute, l’anatomie et la physiologie du cœur ne relèvent pas du savoir de bibliothèque : elles permettent de comprendre ce que l’on observe, et de savoir quand passer le relais. Le cœur est une double pompe à quatre cavités, rythmée par son propre système électrique et reliée aux poumons comme au reste du corps par deux circuits. Ce guide en décrit la mécanique, les vaisseaux, le débit et les pathologies fréquentes en Suisse, puis distingue les signes qui justifient une consultation médicale de ceux qui imposent d’appeler le 144.
Comment fonctionne le cœur : anatomie et physiologie ?
En bref : Le cœur est un muscle creux à quatre cavités, deux oreillettes qui reçoivent le sang et deux ventricules qui l’éjectent ; chaque ventricule porte une valve d’entrée et une valve de sortie, ce qui oblige le sang à circuler dans un seul sens. Le côté droit envoie le sang vers les poumons pour qu’il se charge en oxygène, le côté gauche l’envoie vers le reste du corps. Chaque battement compte deux temps : la systole, où les ventricules se contractent et chassent le sang, et la diastole, où ils se relâchent et se remplissent. Chez l’adulte au repos, le pouls normal se situe entre 60 et 100 battements par minute.
Le cœur est un organe musculaire creux logé dans la partie centrale gauche du thorax [1]. Il a deux côtés, droit et gauche. De chaque côté, une cavité supérieure recueille le sang, l’oreillette (ou atrium), et une cavité inférieure l’éjecte, le ventricule [1].
Quatre valves pour un sens unique
Pour que le sang ne circule que dans un sens, chaque ventricule porte une valve d’entrée et une valve de sortie [1]. Dans l’anatomie habituelle, la valve mitrale compte deux cuspides et les trois autres en comptent trois [1].
| Côté | Valve d’entrée du ventricule | Valve de sortie du ventricule |
|---|---|---|
| Gauche | Valve mitrale (deux cuspides) | Valve aortique (trois cuspides) |
| Droit | Valve tricuspide (trois cuspides) | Valve pulmonaire (trois cuspides) |
Systole et diastole : les deux temps du battement
Chaque battement se joue en deux phases [1]. Pendant la systole, les ventricules se contractent et chassent le sang hors du cœur, tandis que les oreillettes se relâchent et se remplissent. Pendant la diastole, les ventricules se relâchent et se remplissent à leur tour, puis les oreillettes se contractent et y poussent un supplément de sang.
Un rythme qui naît dans le cœur, mais qui s’adapte
Le cœur possède sa propre automaticité : l’impulsion électrique naît dans le nœud sinusal, situé dans la paroi de l’oreillette droite, et la fréquence de ses impulsions règle la fréquence cardiaque [1]. L’impulsion traverse les oreillettes, qui se contractent, marque un léger retard au nœud atrioventriculaire, puis descend par le faisceau de His, qui se divise en une branche droite et une branche gauche [1]. À l’extrémité de ces branches, les fibres de Purkinje distribuent l’impulsion à l’ensemble du myocarde ventriculaire, qui se contracte [2].
Cette autonomie n’est pas une indépendance. Le système nerveux sympathique, avec l’adrénaline et la noradrénaline, accélère le rythme ; le système parasympathique, par le nerf vague, le ralentit [1]. Le système électrique coordonne les contractions cardiaques. La fréquence et sa régularité peuvent toutefois varier sous l’effet du système nerveux autonome, de la respiration ou de troubles du rythme [2].
Comment fonctionnent les vaisseaux sanguins (artères et veines) ?
Les vaisseaux forment un réseau continu qui part du cœur et y revient. Le sang quitte le cœur par les artères, qui se ramifient en artérioles, puis en capillaires ; il repart ensuite par les veinules et les veines, qui le ramènent au cœur [3].
- Artères et artérioles : les artères possèdent une paroi relativement épaisse pour résister à la pression sanguine, mais sa composition varie selon les vaisseaux. Les grosses artères proches du cœur, comme l’aorte, sont particulièrement riches en fibres élastiques : elles se distendent pendant la systole et restituent de l’énergie pendant la diastole. Plus loin, les artères musculaires distribuent le sang aux organes, tandis que les artérioles, riches en muscle lisse relativement à leur taille, règlent les résistances vasculaires et le débit local [4].
- Veines et veinules : leur paroi est bien plus mince et bien moins musculaire, la pression y étant nettement plus basse. Les veines peuvent se dilater lorsque le volume de sang augmente, et certaines, notamment celles des jambes, portent des valvules qui empêchent le sang de refluer [3].
- Capillaires : c’est là que tout se joue. Leur paroi extrêmement fine laisse passer l’oxygène et les nutriments du sang vers les tissus, et les déchets des tissus vers le sang [3].
Pour un praticien qui travaille avec le corps, cette différence entre artères et veines n’a rien d’abstrait. Elle permet de comprendre pourquoi les troubles artériels et veineux n’ont pas les mêmes mécanismes : l’artériopathie des jambes résulte habituellement de l’athérosclérose [5], tandis que les varices sont notamment associées à des valvules veineuses qui ne remplissent plus leur rôle [6].
Qu’est-ce que le volume d’éjection systolique, et à quoi sert le débit cardiaque ?
Le volume d’éjection systolique est la quantité de sang que le ventricule chasse à chaque battement. Le débit cardiaque est le produit de ce volume par la fréquence cardiaque ; il dépend aussi du retour veineux, du tonus des vaisseaux périphériques et de facteurs neurohormonaux [7].
Le principe de Frank-Starling relie ce volume éjecté à la précharge, c’est-à-dire au degré d’étirement des fibres du cœur à la fin du remplissage. Dans la plage physiologique normale, plus le ventricule se remplit, plus il éjecte [7].
L’insuffisance cardiaque est un syndrome dans lequel une anomalie de la structure ou du fonctionnement du cœur entraîne des symptômes ou des signes de congestion, ou une capacité insuffisante à répondre aux besoins de l’organisme. Elle ne résulte pas uniquement d’une contraction affaiblie : le remplissage des ventricules peut également être perturbé [7].
Les recommandations 2026 de la Société européenne de cardiologie (ESC), publiées le 28 août 2026, affinent la classification de l’insuffisance cardiaque selon la fraction d’éjection du ventricule gauche [8]. Elles distinguent désormais deux formes :
- À fraction d’éjection réduite : la fraction d’éjection du ventricule gauche (FEVG) est inférieure à 50 %.
- À fraction d’éjection préservée : la FEVG est supérieure ou égale à 50 %, avec des anomalies cardiaques objectives compatibles.
La catégorie intermédiaire dite « légèrement réduite » (41 à 49 %), utilisée auparavant, ne figure plus dans cette classification.
Comment le cœur et les poumons travaillent-ils ensemble ?
Le cœur et les poumons forment un seul système, organisé en deux circuits montés en série. La circulation pulmonaire va du cœur droit aux poumons et se déverse dans l’oreillette gauche ; la circulation systémique va du cœur gauche à la plus grande partie du corps et se déverse dans l’oreillette droite [1].
Dans les poumons, le sang traverse les capillaires qui entourent les alvéoles. La barrière entre l’air et le sang a une épaisseur moyenne d’environ un micron : l’oxygène la franchit vers le sang, le dioxyde de carbone la franchit en sens inverse et repart à l’expiration [9].
Trois processus sont nécessaires pour que l’oxygène de l’air rejoigne le sang : la ventilation, la diffusion et la perfusion [9]. Les chiffres donnent la mesure de cette physiologie cardio-respiratoire.
- Au repos : 5 à 8 litres d’air entrent et sortent chaque minute, et environ 30 centilitres d’oxygène passent des alvéoles vers le sang [9].
- À l’effort : on peut dépasser 100 litres d’air et extraire 3 litres d’oxygène par minute [9].
Quelles sont les pathologies du système cardio-vasculaire les plus fréquentes en Suisse ?
Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès et la troisième cause d’hospitalisation en Suisse, selon la statistique de poche 2025 de l’Office fédéral de la statistique (OFS), qui porte sur l’année 2023 [10]. Cette année-là, elles ont représenté 28 % des décès, devant les cancers (24 %), avec 9'359 décès chez les hommes et 11'017 chez les femmes [10]. Chez les hommes pris isolément, les cancers les devancent de peu, avec 9'438 décès [10].
L’hypertension artérielle touche environ une personne adulte sur cinq en Suisse, et une sur deux chez les plus de 65 ans [11]. Le seuil est de 140/90 mmHg mesurés au cabinet médical. Un tiers des personnes concernées l’ignorent, faute de la sentir [11].
Selon la Statistique de poche 2025 de l’Office fédéral de la statistique, 19'634 personnes ont été victimes d’un infarctus aigu du myocarde en Suisse en 2023, dont environ deux tiers d’hommes. Le tableau OFS recense 12'909 cas chez les hommes et 6'725 chez les femmes. La publication indique également 2'181 décès par infarctus aigu du myocarde pour cette année [10].
Une hypertension artérielle évoluant depuis plusieurs années, une maladie coronarienne ou un infarctus du myocarde ancien figurent parmi les causes fréquentes d’insuffisance cardiaque [12]. Celle-ci peut également être associée à des valvulopathies, des cardiomyopathies, des troubles du rythme ou d’autres atteintes du cœur [7].
Quelles sont les pathologies vasculaires des membres inférieurs ?
Les jambes connaissent trois grandes familles de troubles, selon que l’atteinte touche les artères, les veines superficielles ou les veines profondes. Leurs mécanismes diffèrent, et leurs signes aussi.
| Vaisseau touché | Trouble | Ce que l’on peut observer |
|---|---|---|
| Artères | Artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI), due le plus souvent à l’athérosclérose | Longtemps rien ; parfois douleur à la marche calmée par le repos, ou symptômes atypiques ; au stade sévère, douleur au repos ou plaie qui cicatrise mal, à faire évaluer rapidement ; urgence (144) si douleur brutale avec jambe froide et pâle |
| Veines superficielles | Varices, avec des valvules qui ne se ferment plus | Jambes lourdes, parfois douleurs ou démangeaisons |
| Veines profondes | Thrombose veineuse profonde | Mollet gonflé, chaud, douloureux, parfois rien ; urgence (144) si essoufflement ou douleur thoracique brutale |
L’artériopathie oblitérante des membres inférieurs
L’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) rétrécit les artères de la jambe ou du bassin ; en Suisse, environ une personne sur cinq est concernée après 65 ans [5]. Sa cause la plus fréquente est l’athérosclérose, des dépôts qui rétrécissent le diamètre des artères [5] : rien à voir avec un défaut du retour veineux.
L’AOMI peut longtemps passer inaperçue. Lorsqu’elle devient symptomatique, l’AOMI peut provoquer une claudication intermittente : une douleur ou une gêne musculaire survenant à la marche et s’atténuant au repos [13]. Les symptômes peuvent également être atypiques [13], notamment chez certaines personnes diabétiques. En cas d’ischémie chronique sévère, des douleurs au repos et des lésions cutanées, notamment des ulcérations ischémiques qui cicatrisent difficilement, peuvent apparaître [13]. Ces signes nécessitent une évaluation médicale vasculaire rapide. Une douleur soudaine et intense, avec un membre froid et pâle, peut évoquer une ischémie aiguë, qui exige un diagnostic et un traitement immédiats [14].
Les varices
Les varices sont des veines superficielles dilatées et souvent sinueuses. Lorsque la veine s’élargit, les feuillets de ses valvules se séparent, le sang est attiré vers le bas par la gravité, reflue et dilate encore la veine [6]. Les varices peuvent provoquer une sensation de jambes lourdes, parfois accompagnée de douleurs. Certaines personnes ressentent également des démangeaisons au niveau du bas des jambes et des chevilles [6].
La thrombose veineuse profonde
La thrombose veineuse profonde est la formation d’un caillot dans une veine profonde, le plus souvent à la jambe. Le mollet gonfle et peut devenir chaud, douloureux et sensible au toucher, mais de nombreuses personnes n’ont aucun symptôme [15].
Le retour veineux dépend notamment du gradient de pression vers le cœur et des variations de pression liées à la respiration [16]. Les valvules des veines des jambes empêchent le reflux [3], et la contraction des muscles du mollet presse le sang vers le cœur [15]. Lors d’un alitement prolongé, ces muscles ne se contractent plus et le flux ralentit, ce qui favorise la stase veineuse [15].
Cette stase n’est pas la seule en cause : trois facteurs principaux peuvent contribuer à une thrombose veineuse, le ralentissement du flux sanguin, une lésion de la paroi veineuse et une tendance accrue du sang à coaguler [15]. C’est ce que l’on appelle la triade de Virchow [17].
Quels signes doivent conduire à orienter une personne vers un médecin ?
Deux niveaux sont à distinguer. Certains signes imposent d’interrompre la séance et d’appeler immédiatement le 144, le numéro d’urgence sanitaire en Suisse [18] ; d’autres justifient une consultation médicale, sans détresse immédiate. La gravité de la situation prime toujours sur un chiffre isolé, fréquence cardiaque comprise.
Urgence : appeler le 144
- Suspicion d’infarctus : violente oppression dans la poitrine, douleur en serrement ou en brûlure qui dure plus de 15 minutes, parfois irradiée vers les épaules, les bras, la gorge ou la mâchoire, souvent avec difficultés à respirer, sueurs ou malaise [18]. Cette durée décrit le symptôme typique, elle ne fixe pas un délai d’attente : devant des signes évocateurs, on appelle le 144 sans attendre. Chez les femmes, les personnes diabétiques et les personnes âgées, les seuls signaux peuvent être une détresse respiratoire, des nausées ou vomissements, ou une pression dans la poitrine, le dos ou le ventre [18].
- Suspicion d’AVC : paralysie subite du visage, d’un bras ou d’une jambe (souvent d’un seul côté), difficulté à parler ou à comprendre, trouble de la vue ou cécité subite, vertiges violents, maux de tête soudains et inhabituels [18]. Même si les symptômes disparaissent spontanément après quelques minutes, ils peuvent correspondre à un accident ischémique transitoire (AIT). Il faut immédiatement appeler le 144 en Suisse, sans attendre leur réapparition [19].
- Suspicion d’embolie pulmonaire : une douleur thoracique ou un essoufflement d’apparition brutale, notamment chez une personne présentant des signes de thrombose veineuse profonde, peut évoquer une embolie pulmonaire ; les formes massives peuvent provoquer un malaise important ou une syncope [20]. Il s’agit d’une urgence potentiellement vitale [15] : appelez immédiatement le 144 [18].
- Suspicion d’ischémie aiguë d’un membre : douleur soudaine et intense, membre froid et pâle, parfois avec perte de sensibilité ou faiblesse [14].
- Perte de connaissance ou détresse respiratoire : une personne qui perd connaissance, ne réagit plus ou ne respire pas normalement [18], ou dont le pouls est irrégulier avec malaise, douleur thoracique ou détresse respiratoire.
Consultation médicale, sans signe de détresse immédiate
- Essoufflement progressif ou œdèmes : la Fondation Suisse de Cardiologie décrit comme troubles typiques de l’insuffisance cardiaque une fatigue et une détresse respiratoire d’abord à l’effort puis au repos, une rétention d’eau aux jambes, aux chevilles et aux pieds, une prise de poids subite et un besoin d’uriner la nuit [12].
- Signes évocateurs d’AOMI : une douleur à la marche, calmée par le repos, peut nécessiter une consultation médicale. Une douleur persistante au repos, notamment nocturne, ou une plaie du pied qui ne cicatrise pas peut évoquer une ischémie chronique menaçant le membre et nécessite une évaluation médicale vasculaire rapide [13]. Une douleur d’apparition brutale accompagnée d’un membre froid et pâle constitue en revanche une urgence : appeler le 144 [14].
- Pouls rapide ou irrégulier : la Fondation situe le pouls normal de l’adulte au repos entre 60 et 100 battements par minute ; un pouls au repos supérieur à 100, ou un pouls souvent irrégulier, justifie de consulter son médecin de famille [21].
Un pouls irrégulier peut avoir différentes origines. Certaines variations sont physiologiques, comme l’arythmie sinusale respiratoire, tandis que d’autres peuvent être associées à des extrasystoles ou à une fibrillation atriale [2]. La palpation du pouls ne suffit pas à identifier la cause. Isolé, un pouls irrégulier relève d’une consultation ; associé à une syncope, une douleur thoracique ou une détresse respiratoire, il relève du 144.
Ces repères ne sont pas un diagnostic. Le thérapeute reconnaît les signes, interrompt la séance si nécessaire et sollicite les secours ou une évaluation médicale : il ne les interprète pas, ne les nomme pas et n’en tire aucune conduite thérapeutique.
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« Un thérapeute n’a pas à poser de diagnostic. Son rôle est de comprendre le corps assez finement pour reconnaître ce qui dépasse son champ, et d’orienter au bon moment », souligne François Dupuis, médecin et directeur médical de l’ESSR.
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Conclusion
L’anatomie et la physiologie du cœur tiennent en quelques idées fortes : quatre cavités, quatre valves qui imposent un sens unique, deux temps par battement et un rythme né dans le nœud sinusal, modulé par le système nerveux. Les artères, les capillaires et les veines prolongent cette pompe, et le débit cardiaque mesure son efficacité. En Suisse, les maladies cardiovasculaires constituaient en 2023 la première cause de décès tous sexes confondus, devant les cancers. Chez les hommes considérés séparément, les cancers étaient toutefois légèrement plus meurtriers. Pour un thérapeute, l’enjeu est double : reconnaître les signes qui justifient une consultation, et ceux qui imposent d’appeler le 144. C’est ce que la formation Anatomie Physiologie Pathologie de l’ESSR vous apprend, avec des cours écrits et supervisés par des médecins.
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Questions fréquentes
Quelle est la différence entre une oreillette et un ventricule ?
L’oreillette est la cavité supérieure du cœur qui recueille le sang, le ventricule est la cavité inférieure qui l’éjecte [1]. Le cœur en compte deux de chaque, une paire à droite et une paire à gauche. Le côté droit envoie le sang vers les poumons, le côté gauche vers le reste du corps.
Pourquoi l’hypertension artérielle passe-t-elle souvent inaperçue en Suisse ?
Parce qu’elle ne se sent pas : selon la Fondation Suisse de Cardiologie, un tiers des personnes concernées l’ignorent [11]. Elle touche environ un adulte sur cinq en Suisse et une personne sur deux après 65 ans. Seule une mesure permet de la repérer, avec un seuil de 140/90 mmHg au cabinet médical.
Une thrombose veineuse profonde donne-t-elle toujours des symptômes ?
Non, de nombreuses personnes atteintes d’une thrombose veineuse profonde n’ont aucun symptôme [15]. Quand ils existent, le mollet gonfle et peut devenir chaud, douloureux et sensible au toucher. Une douleur thoracique ou un essoufflement d’apparition brutale peut évoquer une embolie pulmonaire [20] : c’est une urgence potentiellement vitale, qui impose d’appeler immédiatement le 144 en Suisse [18].
La formation Anatomie Physiologie Pathologie de l’ESSR traite-t-elle du cœur ?
Oui. L’un des neuf week-ends de la formation Anatomie Physiologie Pathologie de l’ESSR, suivie à Genève, à Lausanne ou en direct à distance, porte sur les systèmes cardiovasculaire, respiratoire et rénal, examen clinique cardiovasculaire et respiratoire compris. Cette formation apporte le socle de médecine académique reconnu dans les parcours concernés par l’ASCA et le RME ; l’enregistrement d’une méthode thérapeutique dépend ensuite des exigences propres à chaque registre.
Relu par le Dr François Dupuis, médecin, directeur médical de l’ESSR, ancien chef de clinique HUG (Voir la bio)
Article publié par l’ESSR, qui propose la formation Anatomie Physiologie Pathologie. Rédigé au mieux de nos connaissances au 2 novembre 2026 ; les informations sur les autres organismes proviennent de leurs sites. Une erreur ? Écrivez-nous, nous corrigeons.
Références
[1] Biologie du cœur - Troubles cardiaques et vasculaires - Manuels MSD pour le grand public, Manuels MSD, 2026.
[2] Revue générale des troubles du rythme - Cardiologie - Édition professionnelle du Manuel MSD, Manuels MSD, 2026.
[3] Biologie des vaisseaux sanguins - Troubles cardiaques et vasculaires - Manuels MSD pour le grand public, Manuels MSD, 2026.
[4] 20.1 Structure and Function of Blood Vessels - Anatomy and Physiology 2e | OpenStax, OpenStax, 2026.
[5] Troubles circulatoires dans les jambes (AOMI) - Fondation Suisse de Cardiologie, Fondation Suisse de Cardiologie, 2026.
[6] Varices - Troubles cardiaques et vasculaires - Manuels MSD pour le grand public, Manuels MSD, 2026.
[7] Revue générale de l'insuffisance cardiaque - Cardiologie - Édition professionnelle du Manuel MSD, Manuels MSD, 2026.
[8] 2026 Heart Failure, European Society of Cardiology, 2026.
[9] Échanges d’oxygène et de dioxyde de carbone - Troubles pulmonaires et des voies aériennes - Manuels MSD pour le grand public, Manuels MSD, 2026.
[10] Santé - Statistique de poche 2025, Office fédéral de la statistique, 2025.
[11] Hypertension artérielle - Fondation Suisse de Cardiologie, Fondation Suisse de Cardiologie, 2026.
[12] Insuffisance cardiaque - Fondation Suisse de Cardiologie, Fondation Suisse de Cardiologie, 2026.
[13] Maladie artérielle périphérique - Cardiologie - Édition professionnelle du Manuel MSD, Manuels MSD, 2026.
[14] Douleur de membre - Cardiologie - Édition professionnelle du Manuel MSD, Manuels MSD, 2026.
[15] Thrombose veineuse profonde (TVP) - Troubles cardiaques et vasculaires - Manuels MSD pour le grand public, Manuels MSD, 2026.
[16] 20.2 Blood Flow, Blood Pressure, and Resistance - Anatomy and Physiology 2e | OpenStax, OpenStax, 2026.
[17] Thrombose veineuse profonde - Cardiologie - Édition professionnelle du Manuel MSD, Manuels MSD, 2026.
[18] Réagir en cas d’urgence - Fondation Suisse de Cardiologie, Fondation Suisse de Cardiologie, 2026.
[19] 5 faits importants sur l’AVC - Fondation Suisse de Cardiologie, Fondation Suisse de Cardiologie, 2026.
[20] Embolie pulmonaire - Pneumologie - Édition professionnelle du Manuel MSD, Manuels MSD, 2026.
[21] Mesure du pouls - Fondation Suisse de Cardiologie, Fondation Suisse de Cardiologie, 2026.
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