Anatomie de la tête et du cou : les repères qui comptent en cabinet
Par ESSR • 23 octobre 2026
Vous posez les mains sur une nuque raide et une question surgit : qu’y a-t-il exactement sous vos doigts ? L’anatomie de la tête et du cou répond en trois couches. Des os qui portent la tête et participent à sa rotation.
Vous posez les mains sur une nuque raide et une question surgit : qu’y a-t-il exactement sous vos doigts ? L’anatomie de la tête et du cou répond en trois couches. Des os qui portent la tête et participent à sa rotation. Des vaisseaux, dont l’artère vertébrale, qui remontent à travers les vertèbres jusqu’au crâne. Des muscles, superficiels et profonds, qui tiennent la posture. Ce guide reprend ces trois plans, puis descend vers le visage, la mâchoire et le lien entre la nuque et le mal de tête, avec les signes qui imposent d’orienter vers un médecin. Chaque repère est sourcé, pour que vous puissiez le vérifier et le retrouver en séance.
Quelle est l’anatomie de la tête et du cou ?
En bref : La tête et le cou se lisent en trois plans. Le squelette d’abord : 22 os pour le crâne, 7 vertèbres cervicales dont les deux premières, l’atlas et l’axis, portent le crâne et jouent un rôle majeur dans sa rotation. Les vaisseaux ensuite : l’artère vertébrale entre habituellement dans le foramen transversaire de la sixième cervicale, monte jusqu’à l’atlas, contourne son arc postérieur, puis entre dans le crâne. Les muscles enfin, du sterno-cléido-mastoïdien, qui partage le cou en deux triangles, aux quatre muscles sous-occipitaux. Pour un praticien manuel, ce trajet artériel et les signes d’alerte qui s’y rattachent comptent davantage que la liste des noms.
Commencez par le squelette. Le crâne compte 22 os, répartis entre le neurocrâne, qui protège l’encéphale, et le viscérocrâne, qui forme la face [1]. Sa voûte réunit l’os frontal, les pariétaux, les temporaux et l’occipital, unis par les sutures coronale, sagittale, squameuses et lambdoïde [1].
Sous le crâne, le cou repose sur 7 vertèbres cervicales articulées [2]. Leurs processus transverses portent chacun un foramen transversaire ; mis bout à bout, ces orifices protègent l’artère vertébrale de chaque côté du cou [2]. La septième fait exception : son foramen peut être plus petit, voire absent [2].
En surface, le sterno-cléido-mastoïdien partage le cou en un triangle antérieur et un triangle postérieur, chacun subdivisé en sous-triangles [3]. La gaine carotidienne y loge l’artère carotide commune, la veine jugulaire interne et le nerf vague [3].
Os, vaisseaux, muscles : ce sont les trois plans que la main retrouve à chaque séance. Les sections suivantes les reprennent un par un.
Quelle est l’anatomie des vertèbres cervicales (C1, C2, atlas et axis) ?
L’atlas et l’axis, les deux premières vertèbres cervicales, ne ressemblent à aucune autre. L’atlas n’a pas de corps vertébral : sa forme d’anneau laisse la place à la moelle qui sort du foramen magnum [2].
L’axis se reconnaît à son processus odontoïde, la « dent », une projection osseuse qui monte depuis le corps vertébral [2]. L’articulation atlanto-axoïdienne sert davantage à la rotation de la tête et du cou qu’à la flexion ou à l’extension [2].
Au-dessus, le crâne repose sur l’atlas. Les condyles occipitaux servent de surface articulaire aux facettes supérieures de l’atlas [4]. Le foramen magnum, ouvert dans l’os occipital, laisse passer la moelle allongée, mais aussi les ligaments alaires et la membrane tectoriale [4].
Un conseil de méthode : retenez la répartition des rôles plutôt que la liste des reliefs. La jonction atlanto-axoïdienne est le principal étage de rotation de la tête, mais les autres segments cervicaux participent également au mouvement [5].
Quels sont les muscles du cou et à quoi servent-ils ?
Deux groupes suffisent pour s’orienter : le sterno-cléido-mastoïdien en surface, les muscles sous-occipitaux en profondeur.
Le sterno-cléido-mastoïdien naît de deux chefs, le manubrium sternal et le tiers médial de la clavicule [6]. Il se termine sur la face latérale du processus mastoïde et sur la moitié latérale de la ligne nuchale supérieure [6]. Il est innervé par le nerf accessoire, onzième nerf crânien, et par des rameaux directs du plexus cervical (C2-C3) [6].
Quand il se contracte d’un seul côté, il incline le cou vers ce même côté et tourne la tête vers le côté opposé [6]. Ce détail surprend souvent au début : le muscle droit tourne la tête vers la gauche. Quand les deux muscles se contractent ensemble, ils fléchissent la partie basse du cou et l’inclinent vers la poitrine, tout en étendant les étages cervicaux supérieurs [6].
Plus profond, le groupe sous-occipital réunit quatre muscles : grand et petit droits postérieurs de la tête, obliques supérieur et inférieur [7]. Innervés par le nerf sous-occipital, branche dorsale du nerf spinal C1, ils assurent le maintien postural de la tête, l’extension et la rotation [7].
Le trapèze complète le tableau. Le nerf accessoire traverse le sterno-cléido-mastoïdien, qu’il innerve, ressort à son bord postérieur, croise le triangle postérieur du cou, puis chemine à la face profonde du trapèze, qu’il innerve aussi [8].
Où passe l’artère vertébrale et pourquoi faut-il la connaître ?
L’artère vertébrale monte à l’intérieur même des vertèbres cervicales. C’est la première branche collatérale ascendante née de la face supérieure de l’artère subclavière [9]. Elle entre habituellement dans le foramen transversaire de la sixième vertèbre cervicale, traverse les foramens sus-jacents, puis sort par celui de l’atlas [9]. Des variantes anatomiques existent, avec une entrée à un autre niveau cervical [10].
On la décrit en quatre segments numérotés [11] :
- Premier segment : de son origine sur l’artère subclavière au foramen transversaire, en général à la sixième cervicale.
- Deuxième segment (V2) : du niveau d’entrée dans les foramens transversaires, habituellement C6, jusqu’à C2 [10].
- Troisième segment : en boucle au-dessus de l’arc postérieur de l’atlas, puis il perfore la dure-mère.
- Quatrième segment : intracrânien, du foramen magnum à la jonction où les deux artères forment l’artère basilaire.
Ce troisième segment, noté V3, traverse le triangle sous-occipital, en compagnie du nerf sous-occipital et du plexus veineux sous-occipital [7]. Il passe donc dans la région même des muscles profonds de la nuque.
Ce trajet a un intérêt pratique. Les dissections des artères cervicales, carotides et vertébrales comprises, sont une cause fréquente d’accident vasculaire cérébral chez l’adulte jeune et d’âge moyen [12]. La dissection de l’artère vertébrale reste un événement rare [11].
Une dissection peut suivre un traumatisme cervical, parfois mineur [11], ou survenir de façon spontanée, sans traumatisme [12] ; l’absence d’événement déclenchant dans l’anamnèse n’écarte donc pas l’hypothèse. Une association entre manipulations cervicales et dissections artérielles a été rapportée [12], mais la causalité reste discutée : certaines personnes consultent pour une douleur de nuque ou une céphalée causée par une dissection déjà débutante, ce qui complique l’interprétation de cette association [13]. Cette incertitude ne démontre pas l’absence de risque. En présence d’une suspicion de pathologie vasculaire cervicale, toute intervention manuelle cervicale est différée et une évaluation médicale urgente demandée [14].
Les signes d’alerte qui imposent de s’arrêter
Une dissection des artères cervicales peut débuter par une céphalée ou une douleur nouvelle et inhabituelle, souvent d’un seul côté [12]. Lorsqu’elle concerne la carotide, cette douleur siège notamment dans les régions faciale, frontale ou temporale. Lorsqu’elle concerne l’artère vertébrale, la douleur de nuque et la céphalée sont des symptômes fréquents, et cette dissection précède souvent l’accident vasculaire [13]. La douleur peut donc rester isolée un temps, les signes d’ischémie n’apparaissant que secondairement. La présentation clinique est variable : l’absence de déficit neurologique, de syndrome de Horner ou d’autres signes caractéristiques ne suffit pas à écarter une dissection débutante.
Certains signes sont locaux et peuvent précéder l’ischémie, en particulier lors d’une dissection carotidienne : une paupière qui tombe avec une pupille plus petite du même côté (syndrome de Claude Bernard-Horner, souvent partiel, la diminution de la transpiration pouvant manquer), ou un bruit pulsatile dans l’oreille (acouphène pulsatile). Aucun de ces signes n’est obligatoire.
D’autres signes traduisent un manque d’apport sanguin au cerveau ou à l’œil :
- Troubles visuels soudains : perte de la vision d’un œil, vision double [15], vision floue [12].
- Troubles du langage : difficulté à parler ou à comprendre [15], difficulté à articuler (dysarthrie) [12].
- Faiblesse ou paralysie subite du visage, d’un bras ou d’une jambe, le plus souvent d’un seul côté [15].
- Vertiges avec troubles de l’équilibre, démarche instable (ataxie) ou incapacité à marcher [12] [15].
- Autres signes neurologiques soudains : difficulté à avaler (dysphagie), mouvements involontaires des yeux (nystagmus), troubles de la sensibilité [16].
Le cadre international IFOMPT pour l’examen de la région cervicale recommande d’orienter vers une investigation médicale immédiate dès que l’entretien soutient une suspicion vasculaire, et de n’envisager le traitement manuel qu’une fois cette hypothèse écartée [14]. En cas de signes neurologiques soudains évocateurs d’un AVC, appelez immédiatement le 144 en Suisse, même si les symptômes régressent [15]. Cette liste ne sert ni à poser un diagnostic, ni à écarter une dissection : ce rôle revient au médecin.
Quelle est l’anatomie du crâne et de la boîte crânienne ?
La boîte crânienne se lit d’abord par sa base, là où le crâne rencontre le cou. Cette base se divise en trois fosses crâniennes : antérieure, moyenne et postérieure [17].
Le foramen magnum est le plus grand des foramens crâniens [17]. Y passent la moelle allongée, les deux artères vertébrales, les artères spinales et la portion ascendante du nerf accessoire [17]. Vous retrouvez ici, au même carrefour, l’artère et le nerf rencontrés plus bas dans le cou.
L’os occipital, ou occiput, comporte trois parties [4] :
- L’écaille : la plus postérieure et la plus large.
- La partie condylaire : les bords latéraux du foramen magnum.
- La partie basilaire : sa portion antérieure.
La ligne nuchale supérieure sert d’attache au trapèze, sur son tiers médial [18], et au sterno-cléido-mastoïdien, sur sa moitié latérale [6]. Plus bas, le semi-épineux de la tête s’attache entre les lignes nuchales supérieure et inférieure, et l’oblique supérieur de la tête rejoint l’occiput dans la région de la ligne nuchale inférieure [18].
Les nerfs occipitaux n’ont pas la même origine. Le grand nerf occipital naît du rameau dorsal de C2 et assure surtout la sensibilité du cuir chevelu postérieur, jusqu’à la suture coronale [19]. Le petit nerf occipital naît des rameaux ventraux de C2 et C3 et innerve la peau de la partie latérale du cuir chevelu et du pourtour de l’oreille [19].
Comment est constituée l’anatomie du visage et quelle est sa vascularisation ?
Le visage repose sur deux os majeurs, le maxillaire et la mandibule, et sa vascularisation de surface vient de l’artère faciale.
Le maxillaire forme la charpente médio-faciale. C’est un os pair et pyramidal, fait d’un corps et de quatre processus : alvéolaire, frontal, zygomatique et palatin [20]. Il participe aux cavités orale et nasale ainsi qu’à l’orbite, loge les dents supérieures et contient le sinus maxillaire, le plus volumineux des sinus paranasaux [20].
En dessous, la mandibule est le plus grand et le plus solide os du squelette facial [21]. Elle s’articule des deux côtés avec les os temporaux, aux articulations temporo-mandibulaires, ce qui permet l’occlusion avec le maxillaire [22]. Le nerf alvéolaire inférieur entre par le foramen mandibulaire et chemine dans le canal mandibulaire. Il donne le nerf mentonnier, qui émerge par le foramen mentonnier, et des branches qui restent à l’intérieur de la mandibule pour former le plexus dentaire inférieur [23].
L’artère faciale, branche de la carotide externe, arche au-dessus du corps de la mandibule et longe le bord antéro-inférieur du masséter [24]. Elle traverse la joue en oblique, remonte la paroi latérale du nez et se termine au canthus médial de l’œil, sous le nom d’artère angulaire [24].
Ce dernier point compte pour qui travaille le visage. L’artère angulaire s’anastomose avec les branches nasale dorsale et supratrochléaire de l’artère ophtalmique, ce qui relie la circulation de la face à celle de l’orbite [24].
Comment est faite l’articulation temporo-mandibulaire (ATM) ?
L’articulation temporo-mandibulaire, ou ATM, unit la cavité de l’os temporal et le condyle mandibulaire [25]. C’est une diarthrose, classée plus précisément comme articulation ginglymo-arthrodiale [25].
Un disque articulaire biconcave la partage en deux compartiments [25] :
- Le compartiment supérieur, disco-temporal : il autorise la translation.
- Le compartiment inférieur, disco-mandibulaire : il autorise la rotation.
À l’ouverture de la bouche, la rotation précède la translation [25]. Regardez quelqu’un ouvrir lentement la bouche : le début et la fin du geste ne sollicitent pas le même compartiment.
Quatre muscles masticateurs principaux mobilisent la mâchoire [26]. Le temporal élève la mandibule par ses fibres antérieures et moyennes et la rétracte par ses fibres postérieures [26]. Le masséter et le ptérygoïdien médial participent à l’élévation, tandis que le ptérygoïdien latéral participe à l’abaissement et à la propulsion [27]. L’ouverture de la bouche, due pour une large part à la pesanteur, mobilise aussi les muscles suprahyoïdiens : digastrique, mylohyoïdien et géniohyoïdien [27].
Ces quatre masticateurs sont innervés par des branches du nerf mandibulaire (V3), troisième division du trijumeau. Le nerf du ptérygoïdien médial naît directement du tronc principal de V3, avant sa division en troncs antérieur et postérieur [28].
Les dents complètent l’étage : 20 temporaires, puis 32 permanentes, réparties en quatre classes, incisives, canines, prémolaires et molaires [29]. L’émail est le tissu le plus dur de l’organisme, la dentine le tissu le plus abondant de la dent [29]. L’innervation vient du trijumeau, et le nerf alvéolaire inférieur dessert toutes les dents mandibulaires [29].
Pourquoi une tension du cou peut-elle se traduire par un mal de tête ?
Une douleur ou une tension cervicale peut accompagner différentes formes de céphalées, notamment la céphalée de tension, la migraine et la céphalée cervicogénique [30]. Plus rarement, elle révèle une cause secondaire grave, notamment vasculaire, comme une dissection [12].
La céphalée de tension est une céphalée primaire, le plus souvent bilatérale, à type de pression ou de serrement, parfois décrite comme un étau [31]. Une sensibilité accrue des muscles péricrâniens à la palpation, dont le sterno-cléido-mastoïdien, le splénius et le trapèze, en est l’anomalie la plus significative à l’examen ; elle est fréquente, mais la classification décrit aussi des formes sans cette sensibilité [32].
La céphalée cervicogénique relève d’une autre logique. C’est une céphalée secondaire, causée par une affection du rachis cervical ou des tissus mous du cou, habituellement mais pas toujours accompagnée d’une douleur de la nuque [30]. Son diagnostic exige des éléments cliniques ou d’imagerie montrant une affection cervicale capable de causer une céphalée, et des arguments en faveur du lien de cause à effet [30]. Une douleur toujours localisée du même côté peut orienter vers elle [30], mais ce signe n’est ni spécifique ni suffisant pour poser le diagnostic. Une douleur d’un seul côté, récente ou inhabituelle, évoque aussi une dissection, dont l’hypothèse doit d’abord être écartée par un médecin (voir les signes d’alerte plus haut) [12].
Une contracture ou une sensibilité musculaire du cou ne suffit donc pas à établir une céphalée cervicogénique : quand une douleur myofasciale cervicale en est la cause, la classification range plutôt la céphalée parmi les céphalées de tension [30]. Les anomalies d’imagerie du haut rachis cervical, fréquentes chez des personnes sans céphalée, ne prouvent pas non plus ce lien à elles seules [30].
Cette céphalée cervicogénique reste peu fréquente. Parmi les personnes qui consultent pour des maux de tête, une revue estime sa prévalence de 0.4 à 4 %, selon le nombre de critères de diagnostic retenus [33].
Son mécanisme est une convergence. Les nerfs C1 à C3 transmettent les signaux douloureux au noyau trigémino-cervical, le noyau nociceptif de la tête et du cou [33]. Côté structures, l’articulation zygapophysaire C2-C3 est la source la plus souvent identifiée : cette revue l’estime en cause dans environ 70 % des cas de céphalée cervicogénique [33]. Les disques cervicaux hauts, les articulations C3-C4 et les articulations cervicales basses sont plus rarement en cause ; des spasmes chroniques des muscles du cou ou de l’épaule peuvent aussi y participer [33].
Ce que le praticien manuel en retient : un mal de tête qui part de la nuque n’est ni forcément musculaire, ni forcément cervicogénique. Une céphalée nouvelle, inhabituelle, brutale ou accompagnée de signes neurologiques demande une évaluation médicale ; en cas de suspicion vasculaire, l’orientation se fait sans attendre [14]. Le diagnostic, lui, reste l’affaire du médecin.
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Conclusion
L’anatomie de la tête et du cou tient en quelques repères solides. Un crâne de 22 os posé sur l’atlas, une jonction atlanto-axoïdienne qui joue un rôle majeur dans la rotation, une artère vertébrale qui monte habituellement depuis la sixième cervicale avant de contourner l’atlas. Puis des muscles sur deux étages, un visage irrigué par l’artère faciale, une ATM à double compartiment. Une nuque peut donner mal à la tête, mais toute céphalée qui en part n’est pas mécanique : les signes d’alerte disent quand orienter vers un médecin. Ces repères s’acquièrent mieux dans un cursus structuré, comme celui que l’ESSR propose à Genève, à Lausanne et à distance.
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Questions fréquentes
Combien d’os compte le crâne humain ?
Le crâne humain compte 22 os [1]. Ils se répartissent entre le neurocrâne, qui protège l’encéphale, et le viscérocrâne, qui forme la face. La voûte réunit l’os frontal, les pariétaux, les temporaux et l’occipital, unis par les sutures coronale, sagittale, squameuses et lambdoïde.
Quel muscle partage le cou en deux triangles ?
Le sterno-cléido-mastoïdien partage le cou en un triangle antérieur et un triangle postérieur, chacun subdivisé en sous-triangles [3]. Ce muscle naît du manubrium sternal et du tiers médial de la clavicule ; il est innervé par le nerf accessoire, onzième nerf crânien, et par des rameaux du plexus cervical (C2-C3) [6].
Quel muscle masticateur abaisse la mandibule ?
Parmi les quatre principaux muscles masticateurs, le ptérygoïdien latéral est celui qui participe à l’abaissement de la mandibule. L’ouverture de la bouche mobilise aussi les muscles suprahyoïdiens : digastrique, mylohyoïdien et géniohyoïdien [27]. Les quatre masticateurs sont innervés par des branches du nerf mandibulaire (V3), troisième division du trijumeau ; le nerf du ptérygoïdien médial naît du tronc principal, avant sa division [28].
Où apprendre l’anatomie de la tête et du cou en Suisse romande ?
L’ESSR, École de Santé de Suisse Romande, enseigne l’anatomie dans sa formation Anatomie Physiologie Pathologie : 150 heures sur 9 week-ends et 6 mois, en présentiel à Genève ou à Lausanne, ou en direct en visioconférence. Les cours sont écrits et supervisés par des médecins. Cette formation constitue un socle de médecine académique pouvant entrer dans les parcours de reconnaissance ASCA et RME ; l’agrément final dépend de la méthode exercée et des exigences propres à chaque organisme.
Relu par le Dr François Dupuis, médecin, directeur médical de l'ESSR, ancien chef de clinique HUG (Voir la bio)
Article publié par l'ESSR, qui propose la formation Anatomie Physiologie Pathologie. Rédigé au mieux de nos connaissances au 23 octobre 2026 ; les informations sur les autres organismes proviennent de leurs sites. Une erreur ? Écrivez-nous, nous corrigeons.
Références
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[33] Cervicogenic Headache - StatPearls - NCBI Bookshelf, StatPearls (NCBI Bookshelf), consulté en 2026.
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