Devenir infirmière en suisse

Devenir infirmière en Suisse : écoles, conditions, durée, prix

Par ESSR • 01 octobre 2026

 21 min de lecture

Infirmière, en Suisse, ce n’est pas un titre qui se décroche en quelques semaines.

Infirmière, en Suisse, ce n’est pas un titre qui se décroche en quelques semaines. Il se prépare dans une haute école spécialisée (HES), en trois ans à plein temps, ou dans une école supérieure (ES), où la formation dure généralement trois ans ; une voie raccourcie de deux ans existe pour certains profils déjà formés dans le domaine de la santé. Les conditions d’entrée dépendent de la voie choisie et du titre que vous avez déjà en poche. À Genève, les taxes d’un bachelor complet s’élèvent à 4'800 CHF, sans compter la vie courante. Ce guide rassemble ce que les écoles publient elles-mêmes : où se former, à quelles conditions, pour quel budget, et quelles marches existent quand on part de zéro.

comment devenir infirmière en Suisse et où se former ?

En bref : Deux voies tertiaires mènent au métier : le bachelor en haute école spécialisée (HES), en trois ans à plein temps, et le diplôme d’école supérieure (ES), en général en trois ans, une voie raccourcie de deux ans existant pour certains profils déjà formés dans le domaine de la santé, notamment les titulaires d’un certificat fédéral de capacité (CFC) d’assistant en soins et santé communautaire, d’une formation d’infirmier assistant ou d’un titre équivalent, selon les conditions de l’établissement. Aucun apprentissage ne mène au titre d’infirmière : le CFC directement lié à cette filière de soins est celui d’assistant en soins et santé communautaire, en trois ans. L’accès au bachelor dépend du titre du degré secondaire II déjà obtenu, et les écoles supérieures fixent leurs propres règles d’admission. Comptez 4'800 CHF de taxes pour un bachelor de trois ans à Genève, hors frais de vie ; aucun bachelor entièrement à distance n’apparaît parmi les offres recensées par le portail officiel des études.

Le métier s’apprend au niveau tertiaire, et nulle part ailleurs. Deux formations y mènent : l’école supérieure, qui délivre le titre d’infirmière diplômée ES, et la haute école spécialisée, qui délivre celui d’infirmière diplômée HES. Le portail officiel des professions fixe un minimum de trois ans pour la seconde [1].

Les deux voies ne fonctionnent pas de la même manière :

  • Bachelor HES en soins infirmiers : trois ans à plein temps ; certaines écoles proposent aussi un temps partiel ou une formation en emploi. L’accès direct dépend du titre préalable.
  • Diplôme d’infirmière ES : en école supérieure, la formation dure généralement trois ans. Une voie raccourcie de deux ans existe pour certains profils déjà formés dans le domaine de la santé, notamment les assistants en soins et santé communautaire, les infirmiers assistants ou titulaires d’un titre équivalent, selon les conditions de l’établissement. Chaque école supérieure fixe ses propres règles d’admission.

C’est aussi une profession encadrée par la Confédération. Les soins infirmiers figurent dans la loi fédérale sur les professions de la santé (LPSan), en vigueur depuis le 1er février 2020. Selon l’Office fédéral de la santé publique, les professionnels concernés figurent au registre LPSan, consultable par le public depuis le 1er février 2022 [2].

Ce point surprend souvent : aucun apprentissage ne mène au titre d’infirmière. Le portail officiel des professions ne liste que les deux voies tertiaires [1]. Le CFC directement lié à cette filière de soins est celui d’assistant en soins et santé communautaire (ASSC) : il se prépare en trois ans après la scolarité obligatoire [3].

Retenez donc ceci : pour devenir infirmière en Suisse, il faut viser l’une de ces deux formations tertiaires, jamais un cours court. Restent quatre questions très concrètes, que les sections suivantes traitent une à une : l’école, l’admission, le budget et les raccourcis réels.

Dans quelles écoles se forme-t-on en Suisse romande ?

Parmi les établissements romands examinés dans cet article, trois hautes écoles et une école supérieure, à Genève, à Lausanne et à Monthey, publient leurs formats et leurs calendriers. Cette liste n’est pas exhaustive : la HES-SO propose aussi le bachelor en soins infirmiers dans d’autres écoles, notamment la Haute école de santé Fribourg, la HE-Arc Santé (Neuchâtel et Delémont) et la HES-SO Valais-Wallis [4]. Si vous vivez à Fribourg, à Neuchâtel ou dans le Jura, renseignez-vous directement auprès de l’école la plus proche.

À Genève, la Haute école de santé (HEdS) délivre le Bachelor of Science HES-SO en Soins infirmiers : 180 crédits ECTS, trois ans à temps plein ou 4,5 ans à temps partiel, dont 40 semaines de formation pratique. Les inscriptions se font exclusivement en ligne, dès le mois de janvier [5].

À Lausanne, deux écoles préparent le même bachelor. La Haute École de Santé Vaud (HESAV) le propose en trois formats : plein temps, temps partiel et en emploi [6]. L’Institut et Haute École de la Santé La Source ouvre l’accès direct aux titulaires d’un certificat fédéral de la santé avec maturité professionnelle santé-social, d’une maturité spécialisée santé ou d’un titre d’école supérieure de la santé ; les autres passent par l’Année propédeutique santé [7].

En Valais, l’École supérieure Santé Valais-Wallis forme à Monthey des infirmières diplômées ES. Le cursus standard dure trois ans. Une voie raccourcie de deux ans s’adresse notamment aux titulaires d’un CFC d’assistant en soins et santé communautaire, d’une formation certifiée d’infirmier assistant ou d’un titre équivalent ; une admission sur dossier est aussi possible, sous conditions, pour certains candidats de plus de 22 ans ayant suivi un parcours de formation dans le domaine de la santé. L’enseignement est donné en présentiel, à plein temps, avec six mois d’école et six mois de pratique sur l’année, pour 1'025 CHF par semestre [8].

École Lieu Titre préparé Durée et format
Haute école de santé de Genève Genève Bachelor HES-SO en Soins infirmiers 3 ans à temps plein ou 4,5 ans à temps partiel [5]
Haute École de Santé Vaud Lausanne Bachelor en Soins infirmiers Plein temps, temps partiel ou en emploi [6]
Institut et Haute École de la Santé La Source Lausanne Bachelor en Soins infirmiers Accès direct ou Année propédeutique santé [7]
École supérieure Santé Valais-Wallis Monthey Infirmière diplômée ES 3 ans (cursus standard) ; 2 ans pour certains profils déjà formés en santé (ASSC, infirmier assistant, titre équivalent), selon les conditions de l’école ; présentiel à plein temps [8]
Haute école de santé Fribourg, HE-Arc Santé, HES-SO Valais-Wallis Fribourg, Neuchâtel et Delémont, Valais Bachelor HES-SO en Soins infirmiers [4] Formats à vérifier auprès de chaque école

Le calendrier compte autant que le choix de l’école. À l’Institut et Haute École de la Santé La Source, les inscriptions au Bachelor en Soins infirmiers ouvrent généralement en janvier pour la rentrée suivante [7]. À HESAV, les inscriptions à la filière en emploi se sont closes à minuit le 5 juin 2026 [9]. Un projet pour la rentrée 2027 se prépare donc dès cet hiver.

Faut-il une maturité, et peut-on devenir infirmière sans le bac ?

Une maturité n’est pas toujours une clé directe, et son absence n’est pas toujours une impasse. En Suisse, on ne parle pas de « bac » : l’équivalent est la maturité. Surtout, les règles diffèrent entre le bachelor HES et le diplôme ES.

Pour le bachelor HES en soins infirmiers

L’accès au bachelor dépend du titre du degré secondaire II obtenu. Les titres du domaine santé peuvent ouvrir un accès direct : à La Source, c’est le cas d’un CFC de la santé avec maturité professionnelle santé-social, d’une maturité spécialisée santé ou d’un titre d’école supérieure de la santé [7]. Une maturité gymnasiale ou une maturité hors domaine santé conduit en général à une année préparatoire, appelée Année propédeutique santé à La Source [7] ou Modules complémentaires Santé ailleurs, selon l’établissement.

À ces conditions propres à la filière s’ajoute la règle cadre de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) : un titre du degré secondaire II ou tertiaire reconnu, avec une expérience professionnelle d’au minimum un an [10].

Sans maturité, certaines voies HES-SO prévoient une admission sur dossier, sous conditions. Il faut avoir 25 ans révolus au plus tard au délai de la procédure, un lien avec la Suisse (nationalité, résidence ou activité lucrative) et remplir les conditions propres au domaine [10].

Concrètement, le dossier ne mène pas partout au même endroit. À Genève, il ouvre directement la filière si la formation initiale touche à la santé et s’accompagne d’une expérience du domaine ; sinon, il conduit aux Modules complémentaires Santé [5]. À Lausanne, La Source dispense de l’Année propédeutique santé les titulaires d’un certificat fédéral de la santé sans maturité professionnelle, sous ses conditions d’âge et d’expérience [7].

Sans aucune expérience du secteur, prévoyez une étape de plus. Pour le bachelor, le portail officiel des études indique qu’une formation pratique de deux à douze mois est alors demandée, et que l’admission définitive dépend généralement de la réussite d’un test d’aptitude [11].

Pour le diplôme d’infirmière ES

Les écoles supérieures appliquent leurs propres règles d’admission, admission sur dossier comprise : elles ne reprennent pas forcément les conditions ni les seuils d’âge de la HES-SO. Vérifiez-les séparément, auprès de l’école visée. En Valais, par exemple, la voie raccourcie de deux ans concerne notamment les titulaires d’un CFC d’assistant en soins et santé communautaire, d’une formation certifiée d’infirmier assistant ou d’un titre équivalent, et une admission sur dossier y est possible, sous conditions, pour certains candidats de plus de 22 ans ayant suivi un parcours de formation dans le domaine de la santé [8].

Combien coûtent les études d’infirmière, et peut-on être payée pendant ?

Les taxes d’une haute école romande restent modestes ; c’est le coût de la vie pendant trois ans qui pèse. Voici les montants publiés.

Depuis le semestre d’automne 2025, la HES-SO facture 150 CHF d’inscription, une seule fois, puis 700 CHF par semestre aux étudiants suisses et 1'050 CHF aux étudiants de nationalité étrangère sans domicile fiscal en Suisse [12]. À Genève s’ajoute une contribution aux frais d’études de 75 CHF par semestre [5].

Poste (Haute école de santé de Genève) Montant
Taxe d’inscription, une seule fois 150 CHF [12]
Taxe d’études, par semestre 700 CHF [12]
Contribution aux frais d’études, par semestre 75 CHF [5]
Total pour six semestres 4'800 CHF

Six semestres à ce tarif, plus l’inscription, portent la facture des trois ans à 4'800 CHF. Le matériel, les transports et le logement ne sont pas compris.

Dans le canton de Vaud, une aide peut atteindre 800 CHF par mois, sous conditions de ressources et cumulable avec une bourse d’études : 800 CHF à plein temps, 600 CHF en emploi, 533 CHF à temps partiel. Elle est réservée aux personnes résidant en Suisse, de nationalité suisse ou titulaires d’un permis B, C, Ci ou S. Pour l’année académique en cours lors de notre consultation, le délai de dépôt était fixé au 30 septembre 2026 [13] : vérifiez celui qui s’applique à votre propre année d’études.

Dans l’apprentissage ASSC, une rémunération est prévue. Le Bachelor HES à plein temps n’est pas un apprentissage rémunéré ; il existe toutefois des formations en emploi, comme le Bachelor Soins infirmiers en emploi de HESAV, destiné aux ASSC déjà actifs professionnellement. Cette formation se suit parallèlement à un emploi dans les soins, avec l’accord de l’employeur ; les conditions salariales relèvent de la relation avec l’employeur [9]. Pour l’apprentissage d’assistant en soins et santé communautaire, les recommandations de salaire sont de 740,95 CHF la première année, 987,80 CHF la deuxième et 1'255,85 CHF la troisième [3].

Existe-t-il une formation d’infirmière à distance, en cours du soir ou en 2 ans ?

Entièrement à distance, non. Aucun bachelor HES suisse en soins infirmiers entièrement à distance n’apparaît parmi les 63 cursus de soins infirmiers et sciences infirmières recensés par le portail officiel des études : le filtre des offres en ligne en affiche zéro [11]. Les formations romandes vérifiées pour ce guide comprennent toutes une présence importante en école et en stage clinique. Méfiez-vous donc de toute promesse de « diplôme d’infirmière 100 % en ligne » en Suisse.

Le temps partiel existe, mais il ne se confond pas avec des cours du soir. À Genève, il dure 4,5 ans, et l’école écrit noir sur blanc qu’une formation à temps partiel n’est pas une formation en cours d’emploi [5]. En Valais, l’école supérieure est donnée en présentiel et à plein temps [8].

Une filière en emploi existe bien, à HESAV, mais elle vise des soignants déjà en poste. Elle demande un CFC d’assistant en soins et santé communautaire et une maturité, un emploi dans les soins, plus de cinq ans d’expérience recommandés et l’accord de l’employeur [9].

Quant aux deux ans, ils existent en école supérieure, mais comme voie raccourcie : le cursus standard y dure généralement trois ans. En Valais, la voie courte s’adresse notamment aux titulaires d’un CFC d’assistant en soins et santé communautaire, d’une formation certifiée d’infirmier assistant ou d’un titre équivalent, selon les conditions de l’établissement [8]. C’est un raccourci pour des profils déjà formés dans le domaine de la santé, pas une voie pour débuter.

Comment se reconvertir vers le soin à 30, 40 ou 50 ans ?

Se reconvertir vers le soin à 30, 40 ou 50 ans est possible, à condition de choisir la bonne marche. Les hautes écoles ont prévu des portes pour les adultes, mais elles supposent déjà du vécu professionnel.

À HESAV, la validation des acquis de l’expérience fait reconnaître jusqu’à 120 des 180 crédits du bachelor. Il faut avoir 25 ans révolus au dépôt du dossier et cinq ans au minimum d’activités professionnelles attestées à plein temps, apprentissage et stages non compris [9].

L’admission sur dossier suit la même logique à HESAV : 25 ans révolus, langue maternelle française ou niveau B2 certifié, cinq ans d’expérience recommandés [9].

Ces deux portes exigent une expérience du soin que la plupart des personnes en reconversion n’ont pas encore. Deux titres fédéraux se prennent sans titre préalable, dès la scolarité obligatoire achevée. Le premier est l’aide en soins et accompagnement (ASA), une attestation fédérale de formation professionnelle (AFP) en deux ans [14]. Le second est le CFC d’assistant en soins et santé communautaire, préparé en trois ans. Il ouvre notamment la voie à l’école supérieure ; pour accéder au Bachelor HES, des conditions supplémentaires s’appliquent selon la voie choisie, notamment une maturité ou une autre procédure d’admission reconnue [3]. Ce sont des étapes possibles, pas une succession obligatoire pour tous.

Une porte plus basse existe encore : la formation d’auxiliaire de santé, premier échelon des métiers de soins. Elle ne demande aucun diplôme préalable ni dossier d’admission, et mène aux établissements médico-sociaux (EMS) et aux soins à domicile. Elle ne remplace pas les titres fédéraux et ne donne pas automatiquement accès à un bachelor ou à un diplôme ES, mais elle permet d’acquérir une première expérience professionnelle du soin et de vérifier que ce métier vous correspond.

La première marche, elle, ne demande ni maturité ni titre préalable. L’École de Santé de Suisse Romande, qui publie cet article, forme des auxiliaires de santé en 125 heures : 75 à distance et 50 de travaux pratiques à Genève et à Lausanne, suivies d’un stage de 120 heures minimum en établissement médico-social ou en soins à domicile, que l’école trouve pour les étudiants qui le souhaitent grâce à ses partenariats. Tarif vérifié au 1er octobre 2026 : 4'350 CHF tout inclus, payable en une fois ou en trois mensualités sans frais, avec un chèque annuel de formation genevois de 750 CHF pour les personnes éligibles.

Quelle différence entre aide-soignante et infirmière ?

L’infirmière porte la responsabilité des soins ; l’auxiliaire de santé assure les soins de base, sous supervision. Ce sont deux métiers distincts, pas deux niveaux d’un même diplôme.

L’infirmière détermine les objectifs et la méthode des soins d’entente avec les médecins. Elle administre les médicaments sur prescription, soigne les plaies, pose des perfusions et adapte les soins à l’évolution de l’état de santé [1].

L’auxiliaire de santé assure principalement les soins de base quotidiens : hygiène, alimentation, mobilisation et confort. Il travaille dans un cadre supervisé, sous la responsabilité d’un professionnel qualifié, infirmier ou assistant en soins et santé communautaire, et n’a pas les mêmes responsabilités qu’une infirmière. Il n’existe pas de diplôme fédéral d’auxiliaire de santé comparable à l’AFP d’aide en soins et accompagnement ou au CFC d’assistant en soins et santé communautaire.

En Suisse, « aide-soignante » est une appellation d’usage plutôt qu’un titre fédéral unique. Le mot recouvre trois parcours distincts, détaillés dans notre article Quelle est la différence entre aide-soignant et auxiliaire de santé ?.

On ne passe donc pas d’auxiliaire à infirmière en ajoutant des heures de cours. Les portes d’entrée, les durées et les responsabilités diffèrent. Pour poursuivre vers un diplôme infirmier, il faut ensuite remplir les conditions d’admission de la voie HES ou ES choisie. Des titres comme l’AFP d’aide en soins et accompagnement ou surtout le CFC d’assistant en soins et santé communautaire peuvent constituer des étapes du parcours, sans être une succession obligatoire pour tous.

L’ESSR : une première marche vers les métiers du soin

Si vous voulez travailler dans le soin sans attendre trois ans, la formation d’auxiliaire de santé de l’École de Santé de Suisse Romande (ESSR) est une première étape concrète. Elle est reconnue par OdASanté.

Le parcours compte 125 heures : 75 heures de théorie à distance, à votre rythme, puis 50 heures de travaux pratiques à Genève et à Lausanne. Suit un stage de 120 heures minimum en établissement médico-social ou en soins à domicile. L’école le trouve pour ceux qui le souhaitent ; vous pouvez aussi trouver votre stage vous-même, ou faire valider un stage déjà effectué, sous conditions. Le module de réanimation BLS-AED fait partie du parcours.

La théorie est écrite et enseignée par un médecin, et votre diplôme est signé par un médecin. L’accompagnement ne s’arrête pas au dernier cours : l’équipe vous suit jusqu’à votre premier emploi. Les étudiants en témoignent : 4,9/5 sur Google, avec plus de 1'300 avis au 8 septembre 2026.

Tarif vérifié au 1er octobre 2026 : la formation coûte 4'350 CHF tout inclus, en une ou trois mensualités sans frais. Le chèque annuel de formation (CAF) genevois de 750 CHF s’applique aux personnes éligibles. Soyons clairs : ce diplôme n’a aucune équivalence avec celui d’infirmière et n’ouvre aucune passerelle automatique vers la haute école ou l’école supérieure.

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Conclusion

Devenir infirmière en Suisse demande une formation tertiaire : un bachelor HES en trois ans à plein temps, ou un diplôme ES dont le cursus standard dure généralement trois ans, une voie de deux ans existant pour certains profils déjà formés dans le domaine de la santé. L’accès au bachelor dépend du titre déjà obtenu, et les écoles supérieures fixent leurs propres règles. À Genève, les taxes d’un bachelor complet atteignent 4'800 CHF, et aucun bachelor entièrement à distance n’apparaît dans l’offre recensée. Des titres comme l’AFP d’aide en soins et accompagnement ou le CFC d’assistant en soins et santé communautaire peuvent jalonner le parcours. La formation d’auxiliaire de santé offre une entrée rapide dans le soin, sans être un raccourci vers le diplôme. Il faut oser y croire : chaque marche franchie vous rapproche du soin.

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Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour devenir infirmière en Suisse romande ?

En Suisse, le bachelor en haute école spécialisée dure au moins trois ans [1] ; à Genève, trois ans à temps plein ou 4,5 ans à temps partiel [5]. En école supérieure, le cursus standard dure généralement trois ans. À l’École supérieure Santé Valais-Wallis, une voie raccourcie de deux ans existe pour certains profils déjà formés dans le domaine de la santé, notamment les titulaires d’un CFC d’assistant en soins et santé communautaire, d’une formation d’infirmier assistant ou d’un titre équivalent, selon les conditions de l’établissement [8].

Le diplôme d’auxiliaire de santé donne-t-il accès aux études d’infirmière en Suisse ?

Non. Le diplôme d’auxiliaire de santé n’a aucune équivalence avec le diplôme d’infirmière et n’ouvre aucune passerelle automatique vers une haute école ou une école supérieure. Il apporte une première expérience du soin en EMS ou à domicile. À l’ESSR, en Suisse romande, la formation d’auxiliaire de santé est reconnue par OdASanté et compte 125 heures, suivies d’un stage de 120 heures minimum.

Quand faut-il s’inscrire en haute école de santé en Suisse romande ?

Tôt dans l’année. À la Haute école de santé de Genève, les inscriptions au bachelor en soins infirmiers se font exclusivement en ligne, dès janvier [5]. À l’Institut et Haute École de la Santé La Source, à Lausanne, les inscriptions au Bachelor en Soins infirmiers ouvrent généralement en janvier pour la rentrée suivante [7].

Les étudiants étrangers paient-ils plus cher les études d’infirmière en Suisse romande ?

Oui, pour les étudiants de nationalité étrangère sans domicile fiscal en Suisse. Dans la HES-SO, la taxe d’études est alors de 1'050 CHF par semestre, contre 700 CHF pour les étudiants suisses, plus une taxe d’inscription unique de 150 CHF [12].

Une infirmière doit-elle être inscrite dans un registre en Suisse ?

Les infirmières titulaires des diplômes concernés figurent au registre des professions de la santé LPSan. Pour les diplômes suisses, les données sont notamment transmises selon la procédure prévue par les autorités et organismes compétents. La loi fédérale sur les professions de la santé est en vigueur depuis le 1er février 2020, et le registre est consultable par le public depuis le 1er février 2022 [2].

Relu par le Dr François Dupuis, médecin, directeur médical de l'ESSR, ancien chef de clinique HUG (Voir la bio)

Article publié par l’ESSR, qui propose la formation d’auxiliaire de santé. Rédigé au mieux de nos connaissances au 1er octobre 2026 ; les informations sur les autres organismes proviennent de leurs sites. Une erreur ? Écrivez-nous, nous corrigeons.

Références

[1] Infirmier-ère | orientation.ch, orientation.ch, 2026.

[2] Registre des professions de la santé (registre LPSan), Office fédéral de la santé publique, 2026.

[3] Assistant-e en soins et santé communautaire CFC | orientation.ch, orientation.ch, 2026.

[4] Bachelor en Soins infirmiers | HES-SO, HES-SO, 2026.

[5] Soins infirmiers | HEdS - Genève, Haute école de santé de Genève, 2026.

[6] Formation - Soins infirmiers | HESAV, Haute École de Santé Vaud, 2026.

[7] Conditions d’admission au Bachelor Soins infirmiers | HEdS La Source, Institut et Haute École de la Santé La Source, 2026.

[8] Infirmier/ère ES | orientation.ch, orientation.ch, 2026.

[9] Admission au Bachelor - Soins infirmiers en emploi - HESAV, Haute École de Santé Vaud, 2026.

[10] HES-SO - Admissions en Bachelor - HES-SO - Obtenez toutes les conditions d'admission en Bachelor, HES-SO, 2026.

[11] Soins infirmiers, sciences infirmières | orientation.ch, orientation.ch, 2026.

[12] HES-SO - Coûts, bourses et prêts - HES-SO - Coûts des formations et aides financières pour vous soutenir, HES-SO, 2026.

[13] Soutien financier Soins infirmiers et APS - HESAV, Haute École de Santé Vaud, 2026.

[14] Aide en soins et accompagnement AFP | orientation.ch, orientation.ch, 2026.

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